Session sur la spiritualité ignacienne.
Centre Christus Kigali, 16-18 mai 2003
Exercices Spirituels et Discernement
1° introduction
Histoire des moines de scété, et du rendez-vous avec le Christ. Nous disons : « Bichai était un homme de discernement ». Qu’est-ce que s’est passé en lui ? et qui ne s’est pas passé dans les autres ? Pourquoi ?
2° Le discernement dans les exercices spirituels de Saint Ignace
- Il s’agit surtout du discernement des esprits : percevoir la différence entre des influences bonnes et des influences mauvaises ; la vie chrétienne est un combat ; Ignace le fait percevoir dans sa méditation dite des deux étendards ; et il propose des règles (n°328) pour discerner les esprits et agir en conséquences ; le discernement est mis au service d’une bonne élection (de choix de vie ou de forme de vie) (n°178)
- Ignace se fonde sur les expériences qu’il a vécues : cfr notamment la constatation faite lors de sa convalescence à Loyola (diverses pensées occupent son esprit ; certaines le laissent tristes et sans élan ; d’autres se prolongent dans état de contentement, et suscitent un désir d’imiter une manière de vie)
- On pourrait tenter une définition du discernement : « un acte, vécue dans la foi, par le quel un retraitant, aidé par celui qui l’accompagne, est amené à distinguer les motions et les états psychologiques qu’il vit »qu’est-ce qui se passe en moi ?qu’est-ce qui m’attire ? à cause de quoi ? (le moine Bichai a éprouvé de la compassion ; il s’est rendu attentif à cette état psychologique ; il a perçu qu’il était invité à aider le vieux mendiant ; il a du faire la référence aux exemples et enseignements de Jésus ; il a fait un choix entre une idée de rencontre du Christ, et l’invitation bien concrète du Christ dans la personne d’un homme à aider ; et il est passé à l’acte. La consolation spirituelle qui lui fut donnée, a confirmé le bon choix).
- Le discernement spirituel est nécessaire dans une retraite ignacienne qui a pu pour but d’ordonner sa vie selon le dessein de Dieu, et selon la vocation personnelle ; il se fait à travers une série d’actes, en temps d’oraison (on se laisse interpeller), en temps de réflexion sur l’oraison ; durant les examens de conscience, dans les exercices spécifiques de l’élection, et dans les entretiens avec l’accompagnateur.
- Des questions : est-ce autre chose qu’une analyse du « pour » et du « contre », devant conduire à un jugement prudentiel, et à une décision pratique ? est-ce un don d’esprit, ou est-ce une méthode à acquérir et à perfectionner ? est-ce accessible à tout chrétien ? la référence à un compagnateur est-elle nécessaire ?
3° La vie dans l’Esprit.
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