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6° Service aux vulnérables : le souci principal du JRS ; accompagner les personnes qui sont dans un état extrême de fragilité ; il touche actuellement plus de 750 personnes.

7° Sports, culture, loisirs : compétitions, cineforums, danses, conférences, échanges, tout ce qui peut occuper et éduquer des jeunes ; près de 5000 jeunes fréquentent ce service, qui est également ouvert aux «moins jeunes».

8° Art culinaire : n’existe qu’à Kiziba pour le moment ; lors de la réduction des budgets en 2006, la formation aux métiers a été interrompue ; elle était d’ailleurs moins nécessaire ; toutefois pour l’art culinaire il y a encore une forte demande car la majorité des jeunes formés en cuisine trouve place en dehors du camp

9° Associations génératrices de revenus : les personnes formées aux métiers ont constitué des associations qui travaillent pour des clients en dehors du camp, p.ex en coupe couture (une commande de 1200 uniformes et en tricot ; JRS offre cadre et appui.

10° Formation des enseignants : en raison de la grande faiblesse des compétences deds instituteurs et professeurs, et aussi en raison de la grande mobilité de ce personnel scolaire, on a créé un projet qui fonctionne en temps de vacances, notamment pour le français et l’anglais.

** Soeur Marie Odette, vous êtes Rwandaise, religieuse de Sainte Marie; vous avez la charge du service des vulnérables au camp de Kiziba ; pouvez-vous nous donner quelques détails sur vos activités.

Notre équipe se compose de quatre personnes : un garçon ; deux filles ; et moi-même. Notre rôle essentiel est «d’aller vers» c.à.d. de visiter toute personne en état de fragilité, et de l’accompagner en répondant ou en faisant répondre à ses besoins essentiels. Ces personnes «vulnérables» nous sont indiquées par les catéchistes, les responsables de communautés de base, des enseignants. Nous visitons, nous écoutons, nous conseillons, nous suscitons l’entraide de la parenté ou du voisinage selon les habitudes culturelles. Nous intervenons pour des suppléments de nourriture (Sorgho, haricot, riz), pour des vêtements ; nous faisons appel à d’autres intervenants du camp pour des maisons, des soins de santé, des réconciliations familiales. Nous nous référons à un conseil de six sages pour que les bonnes coutumes ancestrales restent efficaces. Personnes âgées, orphelins, filles mères, divorcés, nous allons là où il y a de grands besoins. Nous sommes toujours sur la brèche.

** Monsieur Jean-Marie Vianney, vous êtes gestionnaire et comptable du JRS Byumba ; vous accompagnez la plus part des services depuis cinq ans ; pouvez-vous nous parler de l’école maternelle et de l’école primaire de Gihembe ?

La demande de scolarisation est très forte ; certains parents veulent nous confier leurs enfants dès trois ans pour vaquer à leurs occupations ; nous devons faire une sélection, d’autant plus que le nombre de nos classes est réduit. Même au niveau primaire nous ne scolarisons pas toute la tranche d’âge car il y a toujours de défections, des absences. Nous suivons les programmes rwandais, et le calendrier du Rwanda, depuis 2005, afin que les enfants puissent passer les examens de l’Etat et accéder si possible dans les sections secondaires des écoles Rwandaises. Avant cela nous avions suivi les programmes congolais en perspective du retour au pays. Notre plus grand problème c’est là sous qualification des enseignants parmi les sortants des écoles secondaires ; mais les meilleurs de ces sortants cherchent une bourse universitaire, soit un emploi plus rémunérateur en dehors du camp. Nous organisons des tutorats pour une formation en activité de service, et des sessions occasionnelles insuffisantes ; depuis cette année nous allons avoir une structure permanente de formation des enseignants sur la quelle nous comptons beaucoup. Jusqu’à présent les réussites aux examens d’Etat sont peu nombreuses, et peu équipées. Pourtant nous croyons qu’un bon travail est fait pour le service de la majorité des jeunes du camp.

** Monsieur Séverin, vous êtes un vieux routier de l’enseignement secondaire ; vous avez même œuvré dans une école privée proche du Centre Christus de Kigali ; parlez nous du tronc commun que vous dirigez à Kiziba.