HAPPY EASTER !
Pâques du Seigneur, c’est la pluie comme cette pluie battante qui arrose les semences et fait éclore la vie de la terre. Le Christ est la victoire de la vie sur la mort. C’est l’espérance qui illumine notre existence et nous fait avancer vers un avenir plein de promesses et de vie.
Pâques aussi, ce sont les deux disciples d’Emmaüs qui marchent ensemble sans se regarder dans les yeux. A leur démarche, on voit qu’ils sont tristes. Leur corps est courbé, leur visage est sombre, leurs mouvements sont lents. Ils ne se regardent pas. De temps à l’autre, ils risquent un mot, mais ces paroles ne s’adressent pas vraiment à l’autre. Elles disparaissent dans l’air comme des sons inutiles. Même s’ils suivent le sentier sur lequel ils cheminent, ils semblent errer sans but. Ils retournent à leur maison, mais cette maison n’est plus vraiment chez eux. Ils n’ont tout simplement pas d’autre endroit où aller. Leur demeure est devenue vide, pleine de désillusion et de désespoir.
Pâques ce sont les deux disciples qui ont quitté leur village, suivi cet étranger et ses amis et ont découvert une toute nouvelle réalité, auparavant voilée par leurs activités de tous les jours. Une réalité où le pardon, la guérison et l’amour n’étaient plus simplement de vains mots, mais avaient le pouvoir de les toucher jusqu’au cœur de leur humanité. L’étranger de Nazareth avait fait toutes choses nouvelles. Il les avait transformés : pour eux, le monde n’était plus un fardeau mais un défi, plus un endroit rempli de pièges mais le lieu d’infinies possibilités. Il avait apporté joie et paix dans leur vie quotidienne. Il avait transformé leur vie en une danse !
Pâques c’est la guérison des blessures et de la douleur. Pâques c’est espérer et espérer c’est d’abord découvrir aux profondeurs de notre aujourd’hui une Vie qui va de l’avant et que rien ne peut arrêter. C’est encore accueillir cette Vie par un oui de tout notre être. En nous lançant dans cette Vie, nous sommes conduits à poser, ici et maintenant, au milieu des aléas de notre existence en société, des signes d’un autre avenir, des semences d’un monde renouvelé qui, le moment venu, porteront leur fruit.
Pâques n’est pas la tristesse de beaucoup de nos frères et sœurs qui sont restés seuls, mais l’espérance qui illumine leurs vies. Pour nous tous, Pâques a tout transformé : l’étranger a pris sur lui nos douleurs et a guéri nos cœurs brûlants d’amour pour lui et pour les autres. Puissions-nous accepter la main qu’il nous tend en sortant du tombeau.
PAQUES, C’EST GUERRIR LA DOULEUR…
Je ne peux guérir la douleur de ton cœur,
Ni prendre le mal que tu ressens,
Mais laisse-moi prendre ta main
Et marcher avec toi aujourd'hui.
Je pourrais t'écouter quand tu ressens le besoin de parler,
Je voudrais essuyer tes larmes,
J'aimerais calmer tes inquiétudes,
J'aimerais t'aider à apaiser tes craintes.
Je suis ici et je serai toujours là pour toi,
Pour chaque épreuve que tu auras à surmonter,
Aussi prends ma main,
Et vivons une journée à la fois... surtout la journée de Pâques
Tu n'es plus seule, je suis avec toi
Et je ferais des milles si ça pouvait t'aider
À soulager ta douleur et tes chagrins
Et ainsi faire apparaître un sourire sur ton visage!
Emmanuël Uwamungu sj.
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