Les évêques catholiques du Burundi s’inquiètent notamment du retard dans la mise en place des textes de la loi régissant les élections et des discordances au sein de la classe politique burundaise.
Pour que le scrutin se déroule de manière apaisée, les évêques catholiques du Burundi recommandent le plus grand soin dans la mise en place des textes de loi qui vont régir les élections.
Les évêques demandent que les institutions concernées ne considèrent pas uniquement les desiderata du parti au pouvoir mais qu’elles mettent en avant l’intérêt supérieur de la Nation.
"Nous demandons aux institutions habilitées de ne pas mettre en avant les intérêts de leurs formations politiques, mais de rédiger une loi électorale qui préserve la paix, la transparence et des élections sans fraude" .
Le Conseil des ministres du Burundi a adopté le 10 juillet un projet de code électoral en l'absence des cinq ministres du principal parti d'opposition (le Frodebu).
Depuis, ce projet a été rejeté par tous les partis d'opposition et la société civile qui l'accusent de favoriser le seul parti présidentiel.
Aux partis qui entreront en compétition, les évêques catholiques recommandent le respect des règles démocratiques et surtout le respect du verdict des urnes.
Enfin, l'église catholique a appelé la population burundaise à "élire des leaders qui proposent un bon projet de société qui vise son développement".
"La population doit se demander si ceux qu'ils ont élus (en 2005) ont tenu leurs promesses électorales notamment en ce qui concerne le respect des droits de l'homme, la sécurité, la gestion de la chose publique..." , préviennent les évêques burundais.
Des élections générales sont prévues en 2010 au Burundi, qui tente de sortir depuis 2006 de 13 ans d'une guerre civile ayant fait au moins 300.000 morts.
Conférence Episcopale du Burundi Fait à Gitega, le 21 Juillet 2009
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