BATIR L’AVENIR SUR LA PAIX, LA JUSTICE & LA RECONCILIATION
Le concile Vatican II avait souhaité « la création d’un organisme de l’Eglise universelle, chargé d’inciter la communauté catholique à promouvoir l’essor des régions pauvres et la justice sociale entre les nations (Daudium et Spes). En réponse à ce désir, le 6 janvier 1967, par le Motu Proprio Catholicam Christ Ecclesiam, le Pape Paul VI créât la commission Pontificale Justicia et Paix (justice et Paix). Deux moios plus tard, l’encyclique Populorum Progressio (développement de peuple) souligne l’importance de la commission dont le nom seul est déjà toput un programme. Populorum Progressio, qui est, d’une certaine manière, un document d’application des enseignements du concile, constitue, avec Gaudium et Spes, le point de départ et de référence du nouvel organisme. Après une période expérimentale de 10 ans, la commission reçoit du Pape Paul VI, son statut définitif par le Motu Proprio ‘justiciam et Pacem’, du 10 Décembre 1976. Au cours de ces dix années, la commission a donc étudié avec soin et a mis en œuvre la doctrine et les prescriptions de la constitution pastorale Gaudium et Spes et des autres documents du Magistère. C’est lors de la réorganisation de la Curie Romaine opérée par la constitution apostolique Pastor Bonus, du 28 Juin 1988 que le Pape Jean Paul II transforma la commission en Conseil Pontifical, tout en confirmant ses orientations générales. Dans le Diocèse de Nyundo, la commission diocésaine Justice et Paix, dont les activités avaient été interrompues par le Génocide de 1994, ces activités ont repris en Novembre 1997. II. VISION La vision de la commission Justice et Paix en tant qu’un service de l’Eglise Catholique, est fondée sur le fait que l’être humain a été crée à l’image de Dieu, d’où le respect absolu de la personne humaine. Ainsi, la commission vise :
Pour le Diocèse de Nyundo, cette vision, les communautés ecclésiale de base devaient se l’approprier, la rendre entièrement leur.
III. MISSION La mission consiste dans la promotion des « droits humains », par la formation, l’information, la sensibilisation, l’interpellation de façon chrétienne de tous les responsables des dénis de justice à revenir à des meilleurs sentiments. Pour la CDJP/Nyundo, elle consiste essentiellement dans la promotion « d’une pastorale Droits humains » dans le Diocèse, essentiellement par l’implication des communautés de base. IV. PROGRAMME Depuis la reprise des activités de la CDJP/Nyundo en Novembre 1997, son programme est basé sur la formation aux « Droits Humains », à la « Tolérance », et à la « Réconciliation ». Chaque thème correspond à une phase dont la durée est de 3 ans. Ce programme couvrira 10 ans, soit 3 ans par thème, et une année pour couvrir les retards éventuels. 1 ère Phase 1999-2002 Pour la 1 ère phase qui a débuté avec l’année 1999, les activités étaient centrées sur l’acquisition des notions de base relatives à la dignité humaine, aux droits humains et la mise en place des commissions pour la justice et la paix à tous les niveaux de structures ; Diocèse, Paroisses, centrales, succursales et « Communautés de base ». Ici c’est avant tout la lettre. En effet le Génocide de 1994 s’est perpétré dans une violation totale de tous les droits fondamentaux de la personne humaine. Au moment où les autres contrées entamaient une rude réhabilitation, tant humaine que matérielle, le Diocèse de Nyundo sombrait dans une guerre dite des infiltrés. Il faut aussi rappeler que Nyundo venaient de perdre 32 prêtres en un temps record durant le Génocide. Les destructions furent aussi immenses. La guerre des infiltrés n’a fait qu’aggraver une situation suffisamment précaire. La population était tombée dans le désespoir le plus total, et, avait fini par s’adonner à toute forme de règlement de compte. N’importe qui pouvait tuer sous n’importe quel prétexte (infiltration, vol, médisance, soupçon…). Les formations et les conférences-débats qui furent organisées par la CDJP/Nyundo ont fortement contribués à un retour à un climat plus serein, je dis contribuer, car, nous n’agissions pas seul, nous travaillions en synergie avec des instances étatiques, d’autres confessions religieuses et des ONG. Cette phase a avant tout permis à la population de recouvrer sa dignité d’être humain, de protéger, respecter et défendre ses droits fondamentaux. Il n’est plus question de s’adonner ou de tolérer les arrestations illégales ou arbitraires, des cachots illégaux et règlements de comptes ; ce qui nous introduit à la seconde phase. 2 ème Phase 2002-2005 La seconde phase était orientée sur la conservation des acquis de la première phase, c'est-à-dire le renforcement des formations, leu extension à différentes couches de la population, et surtout à la jeunesse, ainsi que l’initiation aux méthodes d’animation et d’action. Cette phase permettra de cimenter la culture de la tolérance au sein de la population. Tout l’enseignement dispensé sera consigné dans des livrets imprimés pour une meilleure vulgarisation et une conservation mieux assurée. Cette phase renforce l’Esprit. L’homme qui a pu recréer en lui sa dignité et ses droits est appelé a les protéger, les défendre et les conserver ; mais aussi à les reconnaître chez ses semblables, car, notre dignité et nos droits sont un patrimoine commun non seulement à nous en tant que peuple rwandais, mais aussi à l’humanité toute entière. Partant la CDJP/Nyundo a initié à travers toutes les structures du Diocèse les systèmes de médiation, de facilitation et de résolution des conflits. Les formations initiées à la 1 ère phase sur notre dignité, nos droits et nos devoirs, ont continués avec deux éléments nouveaux :
3 ème Phase 2005-2008 Quant à la troisième phase, elle est centrée surtout sur les aspects organisationnels pour pérenniser la « culture du Droit » basée sur la résolution pacifique des conflits, la vision de tout homme comme l’image de Dieu. Cette phase permet la continuité des actions de la commission sans être conditionnée par des financements extérieurs. Il s’agit de cimenter la réconciliation sur base d’un dialogue franc et sincère, qui permettra de réécrire notre véritable histoire, sans parti pris, en retraçant les différents épisodes, les hauts et les bas qui les ont caractérisés ainsi que les responsables des différents actes. 12 Paroisses viennent de recevoir un équipement modeste pouvant leur permettre d’organiser des sessions sur place, à coût réduit aux participations locales ; une « Maison de Paix – Gandhi », premier lot, est aussi construite ; tandis que les animateurs paroissiaux reçoivent des appui-conseils et matériels pour équilibrer leurs faibles revenus et beaucoup de temps que leur prend le bénévolat. V. STRUCTURES L’Evêque, comme responsable n 01, c’est bien lu qui est le garant du bon fonctionnement de la commission. Il se fait seconder par des organes dont il désigne les responsables. 1 er Organe : L’Assemblée Générale Elle se réunit une fois par an, normalement en février, elle réunit les responsables des services généraux (Diocésains), les curés des Paroisses (20) que compte le Diocèse, deux membres par commission paroissiale, ainsi que des partenaires extérieurs (différents partenaire, bailleurs de fonds ou observateurs intéressés). Elle est dirigée par les²membres de la²commission Diocésaine présidée par l’évêque. 2 ème Organe : La Commission Diocésaine Cette commission est composée de 13 membres car toutes les régions sont représentées. Elle est aussi multidisciplinaire car sa composition tient compte de toutes les sensibilités, Abbés, Sœurs et Laïcs. Elle se réunit deux fois/an en sessions ordinaires (mai et novembre) et autant de fois que de besoin en sessions extraordinaires. C’est un véritable « conseil d’administration ». 3 ème Organe : Le bureau Permanent Ce bureau dont les activités sont coordonnés par le président de la commission exécuté quotidiennement les orientations générales émanant de l’Assemblée générale et les directives plus détaillées de la Commission Diocésaine. Il a un personnel minimum dont le Président, la secrétaire comptable, les chargés de projets (3) et le chauffeur. Ce personnel est suffisamment actif et mobile sur terrain pour couvrir le vaste étendue du Diocèse de Nyundo. Ce bureau dispose aussi d’un accidenté de notre région. Des commissions sont mises en place au niveau des paroisses, des centrales, des succursales et surtout des « communautés de base ». Ce sont ces communautés de base qui sont le centre de gravité de toutes les activités de la « commission Diocésaine Justice et Paix ». VI. ACTIVITES Formations (groupes) : -Animateurs pastoraux, 47 -Para juristes, 43 -Jeunes déscolarisés, 92 jeunes -Elèves des écoles secondaires, plus de 90 écoles -Foyers pilotes, 15/paroisse Conférence – débats :- Dans les paroisses, population en générale -Dans les écoles secondaires Voyages d’échanges :- A l’intérieur du Diocèse -A caractère économique Documentation…:- Publications de la CDJP/Nyundo -Achat des livres&abonnements aux journaux Renforcement des capacités :- Equipement des paroisses, 12 -Construction de « Maison de Paix – Gandhi », Busasamana -Gestion du bénévolat/renforcement des capacités de nos animateurs, appuis – conseils et matériels. VII. THEMES
VIII. IMPACT
IX. DEFIS
Alexis KAYITSINGA CDJP/Nyundo |